Bonsoir à toutes et à tous,
C’est un grand plaisir de retrouver Virginie Brunelle, une chorégraphe québécoise qu’on aime suivre depuis plusieurs années. Avec sa dernière création, Sans quoi nous crèverons, elle nous ouvre une fois de plus les portes d’un univers singulier, empreint de sensibilité, d’humanité et de beauté brute.
Formée d’abord en musique, Virginie Brunelle possède une façon bien à elle d’unir le son et le mouvement. Tout est parfaitement tissé : la gestuelle, les respirations, les silences. Elle a aussi ce talent rare de faire exister chaque interprète avec justesse. Chaque danseur·se est mis·e en lumière pour ce qu’il ou elle a d’unique, et cette diversité nourrit profondément l’œuvre.
Avec ce spectacle, Virginie Brunelle confirme sa place parmi les voix fortes de la scène contemporaine québécoise.
Bon spectacle à toutes et à tous !
Pierre Des Marais — Directeur artistique et général de Danse Danse.
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Reconnaissance territoriale
Danse Danse reconnaît que l’endroit où nous nous trouvons fait partie du territoire traditionnel et non cédé des Kanien’keha:ka. Nous honorons la présence continue des peuples autochtones sur le territoire Tiohtiá:ke (Montréal) qui a longtemps servi de lieu de rencontres et d’échanges entre les nations. Dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir nous remercions les peuples autochtones de nous rappeler l’importance de vivre en harmonie avec soi, avec les autres et avec la nature et nous sommes reconnaissants de pouvoir présenter des oeuvres d’art vivant à Tiohtiá:ke.
Sans quoi nous crèverons est sans doute le processus de création le plus doux que j’ai traversé. Et paradoxalement, l’un des plus fulgurants. Là où certaines pièces s’étirent dans le temps, celle-ci s’est déployée sur une période plus courte, comme un grand jet, un seul souffle continu. Une forme d’évidence, presque physique, comme si les choses devaient advenir ainsi, sans résistance inutile.
J’ai longtemps cru que créer nécessitait de plonger dans des zones de tension, d’inconfort, souvent même de douleur. Aujourd’hui, j’ai l’impression que la maturité m’offre une autre voie : une certaine distance, une manière d’habiter les émotions sans m’y perdre, et d’en alléger les gouffres.
Avec cette pièce, j’ai eu envie de me tourner vers ce qui soutient, plutôt que ce qui brise. Faire une ode à l’amitié, au fait d’être ensemble. Imaginer et éprouver qu’à plusieurs, nous pouvons être plus forts, plus stables, plus vivants. Que la solidarité et l’élan collectif deviennent des forces profondément ancrées, vitales.
Mais être ensemble n’a rien d’évident. Cela demande du travail, de l’écoute, des ajustements constants. Comme dans toute relation, il faut négocier, céder parfois, tenir bon ailleurs. C’est un équilibre fragile, en mouvement.
Et pourtant, ce que cela offre dépasse tout. Dans cet espace partagé, quelque chose circule, se transforme : une confiance, une puissance douce, une forme de lumière qui persiste même au cœur des tensions.
Sans quoi nous crèverons est né de ce désir-là : croire que le lien, malgré ses exigences, est ce qui nous porte et nous maintient debout.
Virginie Brunelle
La Compagnie Virginie Brunelle est une compagnie de création chorégraphique qui œuvre sous la direction artistique et générale de la chorégraphe Virginie Brunelle, et ce, depuis sa fondation en 2009. Son répertoire comptant une dizaine d’œuvres contemporaines est diffusé dans plus d’une cinquantaine de villes au Québec comme à l’international.
Chorégraphie Virginie Brunelle.
Interprètes Sophie Breton, Alexandre Carlos, Yelda del Carmen, José Flores, Émile de Vasconcelos-Taillefer.
Répétitrice Lucie Vigneault.
Musique* Laurier Rajotte.
Conception des costumes Virginie Brunelle, Jonathan Saucier.
Scénographie Jonathan Saucier.
Sonorisation Guy Fortin.
Éclairage Chantal Labonté.
Direction technique à la création François Marceau.
Direction de production Charlotte Ménard.
Direction administrative Lorganisme.
Diffusion internationale CAPAS • Label de danse.
Coproducteurs Centre national des Arts, Kinneksbond – Centre Culturel Mamer.
Soutien financier Conseil des Arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Montréal, Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal, Caisse Desjardins de la Culture.
Remerciement École de danse Louise Lapierre.
*Avec extrait de l’Adagio en sol mineur de Remo Giazotto




