Chères spectatrices, chers spectateurs,
C’est toujours un plaisir de retrouver Ballets Jazz Montréal à Danse Danse. Cette compagnie a le don de nous surprendre, de se renouveler, de nous faire découvrir des voix chorégraphiques singulières. Sous la direction artistique et générale d’Alexandra Damiani, Ballets Jazz Montréal avance avec assurance, tout en affirmant une signature forte, ouverte, curieuse.
Avec sa création La revue finale, le chorégraphe norvégien Jo Strømgren nous propose une pièce touchante. On y retrouve son goût pour le théâtre, pour les corps expressifs, pour les atmosphères où l’absurde côtoie l’émotion brute. Une œuvre sur les liens, la mémoire, les paradoxes de la condition humaine… le tout, porté par une vitalité étonnante.
Les danseuses et danseurs de Ballets Jazz Montréal brillent par leur intensité, leur sensibilité, leur capacité à habiter pleinement ce langage chorégraphique si particulier. Il y a dans cette création quelque chose de rare : une liberté de ton, une poésie teintée d’humour, un regard à la fois tendre et lucide sur notre humanité.
Merci d’être là pour partager ce moment.
Bon spectacle !
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Reconnaissance territoriale
Danse Danse reconnaît que l’endroit où nous nous trouvons fait partie du territoire traditionnel et non cédé des Kanien’keha:ka. Nous honorons la présence continue des peuples autochtones sur le territoire Tiohtiá:ke (Montréal) qui a longtemps servi de lieu de rencontres et d’échanges entre les nations. Dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir nous remercions les peuples autochtones de nous rappeler l’importance de vivre en harmonie avec soi, avec les autres et avec la nature et nous sommes reconnaissants de pouvoir présenter des oeuvres d’art vivant à Tiohtiá:ke.
Vous êtes-vous déjà demandé s’il existait quelque chose de plus, une profondeur cachée, lorsque vous fermez les yeux le soir ? Peut-être bien. Quand la vérité vacille, c’est l’imagination qui prend le relais. Nous nous accrochons aux images comme à des preuves de notre existence — pour nous-mêmes autant que pour les autres. Elles nous rassurent, nous réconfortent, mais seulement pour un temps. Ces fragments figés du passé finissent par s’estomper, à l’image des feuilles en automne. Étrange paradoxe, car nous redoutons les fins. Par nature, nous préférons le printemps, cette saison des commencements, où chaque graine recèle la promesse d’un arbre. Rêves, désirs, espoirs : les élans les plus vibrants de la vie résident souvent dans ce qui aurait pu advenir, mais ne s’est jamais produit. Parfois même, dans ce qui s’est bel et bien passé, mais que nous avons choisi de garder secret. Voilà peut-être ce qui nous pousse à nous lever chaque matin. La revue finale est un hommage aux vies invisibles, avec peut-être une invitation à les embrasser pleinement
Jo Strømgren
Quand la vie vacille, que nous reste-t-il ?
Le mouvement, l’amitié, l’amour. Les silences qui parlent, les battements de cœur.
La revue finale est un hommage à ce qui résiste à l’oubli : la danse comme refuge, le rituel, et la quête d’une joie profondément humaine.
La pièce se déploie comme un voyage musical, porté par une sélection éclectique qui fait dialoguer les corps, l’âme de Montréal et l’identité de la compagnie. Elle traverse l’absurde, flirte avec le rire et les larmes, cherche à émouvoir, à surprendre, parfois à déstabiliser.
L’écriture chorégraphique s’appuie sur un sens aigu du décalage, nourri par l’absurdité de la condition humaine. Elle crée des situations volontairement inconfortables, où le trouble côtoie la tendresse, et joue avec finesse sur les contrastes émotionnels. Si certains mouvements sont devenus signatures de Jo, sa véritable force réside dans sa capacité à puiser l’inspiration directement chez les interprètes, révélant et mettant en valeur l’ensemble de leurs talents, y compris le chant.
Dans La revue finale, les danseurs déploient pleinement leur virtuosité : une danse engagée, précise et physique, traversée par la rupture, la retenue et le saccadé. Les corps se répondent dans une recherche constante de contrastes, laissant émerger toute la richesse de l’interprétation.
Treize solistes partagent le plateau, porteurs d’une valeur fondatrice de BJM : la collectivité. L’écriture est résolument chorale. Ici, la force naît du groupe, de l’écoute et du lien, affirmant une approche assumée et renouvelée pour la compagnie.
Alexandra Damiani, directrice générale et artistique
Jo Strømgren est né en Norvège. Il est chorégraphe, mais travaille également comme metteur en scène, scénariste, scénographe, concepteur lumière et costumier. Dans les années 1980, il commence par la danse jazz avant d’étudier le ballet classique et la chorégraphie à l’Académie nationale de ballet d’Oslo. Il travaille pendant plusieurs années au sein de la compagnie Carte Blanche à Bergen, à la fois comme chorégraphe et danseur.
Fondée en 1972 par Geneviève Salbaing, Eva Von Genscy et Eddy Toussaint, Ballets Jazz Montréal est une compagnie de répertoire de danse contemporaine qui, sous la direction artistique et générale d’Alexandra Damiani, crée, produit et présente sur les scènes locales, nationales et internationales. Ballets Jazz Montréal engage des chorégraphes de renommée internationale pour développer leurs propres recherches et générer un répertoire qui reflète l’identité de Ballets Jazz Montréal et qui est accessible à tous les publics.
Chorégraphe et metteur en scène Jo Strømgren.
Conception des costumes Philippe Dubuc.
Conception des lumières Chantal Labonté.
Conception et fabrication des accessoires Alain Jenkins.
Directeur technique Marco Vargas Navarro.
Coordinateur de production Louis Morriset.
Équipe technique Maxime Lambert, Claude Plante, Daniel Ranger.
Musiques Charles Aznavour, Madalena De Melo, Enirbod, Mette Henriette, La Bottine Souriante, Luis Mariano, Peppina et Kauko Käyhkö, Gustavo Santaolalla, Bergmund Waal Skaslien, Ole Wagner, Zelwer
Captation et montage vidéo Louis-Martin Charest.
Photographe Raphaël Ouellet, Sasha Onyshchenko.
Artistes interprètes Zoey Anderson, Troy Atamanuk, Gustavo Barros, Millie Brinck-Dubuc, Yosmell Calderon Mejias, Marcel Cavaliere, Kyle Davis, Shanna Irwin Calderon, Miu Kato, DaMond LeMonte Garner, Zack Preece, Madeleine Salhany, Silje Vereide.
La revue finale est une coproduction du Festival des Arts de Saint-Sauveur, présentée en première au FASS 2025.
Équipe
Direction générale et artistique Alexandra Damiani.
Directrice générale adjointe - développement et partenariats Catherine Cardinal.
Directrice des répétitions et coordinatrice artistique Stéphanie Dalphond.
Répétiteurs Raphaël Bouchard, Jeremy Galdeano.
Directeur technique Marco Vargas Navarro.
Chef machiniste Daniel Ranger.
Chef sonorisateur Maxime Lambert.
Chef éclairagiste Claude Plante.
Chef vidéo Steve Montambault.
Directeur financier et administratif Maximilien Cossette.
Adjointe à la direction générale et artistique Camille Fabre.













