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Espagne

María Pagés Compañía

María Pagès

Autorretrato

4. 5. 6 avr. 2013
Salle Wilfrid-Pelletier

« Avec l’autoportrait multidimensionnel de María Pagés, nous avons pu saisir les méandres de son âme d’artiste au fil d’une danse sans concession, et goûter aux sensations, expériences et vérités d’une danseuse unique. » (La Vanguardia, Barcelone, Espagne, à propos d’Autorretrato)
 
« Dans tous les arts, il faut une Pagés. Notre époque est comme ça : terriblement compétitive et éclectique; et Pagés y joue un rôle primordial dans la définition du ballet flamenco moderne. » (El País, Madrid, Espagne, à propos de María Pagés)
 
« [María Pagés] dégage une superbe et grandiose présence, tant dans les magnifiques lignes serpentines de ses bras que dans la danse qui surgit des contours marqués de son torse. Ses costumes, aussi, sont magnifiques. Elle possède en outre, quand elle laisse de côté la douleur et la mélancolie propres au flamenco, un délicieux sens de l’humour. Quand elle se laisse gagner par la danse, comme il ne saurait en être autrement pour une divinité du flamenco, elle s’y abandonne et se laisse porter vers l’avant par une force irrésistible, jusqu'aux confins de nos âmes. Et elle sait faire parler les castagnettes. Les hommes de sa compagnie sont joyeux et Pagés, drapée dans cet immense châle qu’elle fait tourbillonner, est glorieuse, telle l’incarnation d’un orage. » (Financial Times, Londres, Royaume-Uni, à propos d’Autorretrato)
 
Danse Danse invite le public à célébrer le retour de María Pagés. Star incontestée du flamenco à l’échelle internationale, cette femme aux bras aussi expressifs qu’interminables foulera la scène de la Salle Wilfrid-Pelletier au plus grand plaisir de tous. Reconnue pour sa rigueur, son ouverture aux autres arts et cultures ainsi que son approche unique du flamenco – elle fut l’une des premières à considérer cette discipline comme un art en constante évolution –, la célèbre Sévillane sera dans la métropole pour danser Autorretrato, flamboyant autoportrait créé à New York à l’instigation de Mikhaïl Baryshnikov. Sur le plateau, six musiciens – deux guitaristes, un violoncelliste, un percussionniste, deux chanteurs –, sept danseurs et… « la Pagés »! En filigrane, la voix du regretté poète portugais José Saramago, prix Nobel de littérature, dont les textes viendront ajouter un vibrant lyrisme à l’ensemble.
 
« Le public nord-américain est capable de déclencher une tempête quand il aime un spectacle, à l’instar du public qui a assisté à la première représentation d’Autorretrato de María Pagés au City Center. Tout le répertoire y est passé : les spectateurs ont bondi de leur siège, tapé du pied et des mains, crié, manifestant sans gêne leur émoi… » (ABC, New York, États-Unis, à propos d’Autorretrato)
 
« Le titre annonce l’intention. Le spectacle la développe et la concrétise avec une finesse qui n’a pas besoin des plus grands adjectifs. » (El País, Madrid, Espagne, à propos d’Autorretrato)
 
Autorretrato
« Lorsque Mikhaïl Baryshnikov m’invita au Baryshnikov Arts Centre, il souhaitait une prestation très personnelle, qui révélerait l’être humain autant que la danseuse ou la créatrice que je suis. Pour réaliser ce souhait, Baryshnikov mit à ma disposition un petit lieu intime. C’est là qu’a germé en moi ce désir de concevoir un spectacle qui serait mon autoportrait. Je ressentais alors le besoin de me connaître plus profondément. J’avais besoin d’un temps d’arrêt, de m’observer, de m’examiner dans le miroir. Au terme de cette analyse, j’ai transposé ce que j’avais découvert en mouvements, en créant une atmosphère singulière soutenue par une scénographie particulière. En fait, j’ai tenté de suivre la démarche des peintres lorsqu’ils réalisent leur autoportrait.
 
À vrai dire, la danse m’est apparue le seul moyen de me connaître véritablement. La danse fait partie de moi depuis toujours; nous ne nous sommes jamais lâchées; nous ne faisons qu’une. Bref, c’est par la danse que je dévoile le mieux qui je suis.
 
J’ai aussi appris à transformer en jeu cet examen de moi-même dans le miroir, me rappelant les paroles de sagesse de la Soleá :
 
Le miroir où tu te mires
Te dira qui tu es
Mais jamais il ne te révélera
Tes pensées secrètes »
 
María Pagès
 
« María Pagés danse-t-elle? Les deux pieds plantés au sol, comme n’importe quel être humain, elle diffère pourtant de nous. C’est que le sol qu’elle foule n’est pas seulement la base indispensable à ce que chacun de nos pas conserve sa fluidité; María Pagés y dessine des questions et des réponses. Avec elle, le sol acquiert un mystérieux pouvoir de lévitation, comme s’il pouvait se délester de la terre pour se dissiper complètement dans l’air ou pour s’engager plutôt dans les sentiers que les bras de María nous invitent à emprunter. Qu’en María Pagés habite le génie de la danse, nous le savons et le proclamons tous. Mais ce n’est pas le seul don de cette femme : sa danse irradie tout ce qui l’entoure. Après que María Pagés a dansé, ni l’air ni la terre ne sont les mêmes. » José Saramago
 
María Pagés
Née à Séville, María Pagés est reconnue dans le monde pour sa vision très personnelle de l’art flamenco. Utilisant ses codes, explorant ses forces et ses limites, Pagés a vraiment fait œuvre de pionnière en abordant le flamenco comme un art moderne et vivant, en constante évolution. Ses chorégraphies se jouent des différences culturelles, car elle est convaincue que les métissages encouragent l’entente entre les êtres humains. Pour elle, le flamenco est un parfait exemple de cette résonance perçue par tous qui émane de l’union des cultures, des races et des religions.
 
En 1990, elle fondait la Compañía María Pagés. Celle-ci a depuis produit des spectacles comme Sol y Sombra (1990), De la luna al viento (1994), El perro andaluz, Burlerías (1996), La Tirana (1998), Flamenco Republic (2001), Canciones, antes de una guerra (2004), Sevilla (2006), Autorretrato (2008), Flamenco y poesía (2008), Mirada (2010) et Utopía (2011).
 
Au fil des ans, la compagnie s’est produite sur les plus prestigieuses scènes du monde. Elle a également réalisé des tournées à caractère humanitaire dans des pays comme l’Inde, le Mozambique, le Mexique et le Honduras.
 
En octobre 2005, la compagnie a eu l’honneur d’être choisie pour donner une prestation à l’occasion de l’inauguration du Sommet ibéro-américain, à Salamanque. Le programme de cette représentation incluait la première d’une chorégraphie sur un poème de José Saramago, Ergo uma rosa.
 
En 2007, Mikhaïl Baryshnikov invitait María Pagés à danser au BAC, à New York. Cette invitation donna lieu à une résidence qui a mené à la création d’Autorretrato.
 
En octobre 2009, le Théâtre royal de Madrid invitait la Compañía María Pagés à faire partie de sa saison consacrée à la danse. La compagnie collaborait ensuite avec Plácido Domingo pour le projet Placido y la copla. La même année, elle présentait Dunas, collaboration artistique avec Sidi Larbi Cherkaoui, où les deux artistes fusionnaient flamenco et danse contemporaine dans un dialogue hautement poétique.
 
En janvier 2010, María Pagés concevait et dirigeait le gala marquant le début de la présidence espagnole de l’Union européenne qui a eu lieu au Théâtre royal de Madrid. Au cours de ce gala, María Pagés a partagé la scène avec Tamara Rojo, dans une chorégraphie créée pour l’occasion, accompagnée par le Chœur national de l’Espagne. La même année, Soleá pas de deux, œuvre conçue par María Pagés spécialement pour Angel Corella, brillant soliste de l’American Ballet Theatre, est présentée pour la première fois avec succès au New York City Center.
 
En juin 2010, la première à Séville de Mirada est unanimement applaudie par le public et les critiques. L’événement clôturait la saison du Théâtre de la Maestranza.
 
Sa plus récente pièce, Utopía, est le résultat de presque deux ans de recherche. Il s’agit d’une réflexion éthique et esthétique sur le désir, le non-conformisme ainsi que la capacité des êtres humains à se projeter dans un meilleur monde, interprétée par Pagés et sept danseurs.
 
María Pagés a par ailleurs été de la distribution des films Carmen, El Amor Brujo et Flamenco, tous réalisés par Carlos Saura.
 
Au cours de sa longue carrière, María Pagés a reçu plusieurs distinctions, notamment le prix national de chorégraphie ADE (1996); un Prix national de la danse pour une création (2002); six prix Girardilloà la 13e biennale du flamenco; le Prix de la critique pour le meilleur spectacle à la 15e biennale du flamenco; un prix Léonide Massine en Italie (2004); deux prix lors de la 7e édition de Flamenco Hoy, pour la meilleure interprétation et pour le meilleur spectacle (2005); un prix Cultura Viva(2006); le Prix de la culture de la Communauté de Madrid (2007); le Prix du public au Festival de Jerez (2009); une Médaille d’or de la Communauté d’Andalousie (2011); un prix international Terenci Moix (2011); et le prix Butaca pour la meilleure chorégraphie (Utopía, 2011).
 
Durée :  1 h 30

Crédits

Autorretrato
Chorégraphie et mise en scène ;María Pagés. Chorégraphie pour Farruca / Zapateado (jeux de pieds) et assistant à la chorégraphie José Barrios. Textes et musiques José Saramago, Antonio Machado, Miguel Hernández, Federico García Lorca, Ben Sahl, Alberto Cortéz, José A. Carrillo, Isaac Muñoz, María Pagés et divers auteurs de tradition orale. Arrangements et trame musicale originale Rubén Lebaniegos. Éclairages Pau Fullana. Scénographie et costumes María Pagés. Teinture et impression des tissus Atelier María Calderon. Peinture des tissus Mónica Calderón. Costumiers Luis F. dos Santos / González. Souliers Gallardo. Danseurs María Pagés, Isabel Rodríguez, María Vega, Eva Varela, José Barrios, José Antonio Jurado, Paco Berbel, Rubén Puertas. Chanteurs Ana Ramón, Juan de Mairena. Guitares José Carrillo Fyty, Rubén Lebaniegos. Percussions Chema Uriarte. Violon David Moñiz. Équipe technique Pau Fullana (éclairage), Albert Cortada (son), Pablo Ramos (régie), Marc Santa (Moniteurs), Juan Manuel Pérez( Stage Hand).



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