Olivier Dubois

Olivier Dubois

« Drôle, insaisissable et éberluant. Autant d’adjectifs qui donnent envie de suivre à la trace ce danseur-chorégraphe singulier. Le nom du spécimen : Olivier Dubois. » (Télérama Sortir, Paris, France)

Né en 1972, Olivier Dubois est arrivé à la danse professionnelle à l’âge de 23 ans. Malgré un physique de catcheur, il a multiplié les expériences comme interprète, allant jusqu’à vivre l’expérience de Las Vegas, en 2003, au sein des équipes de Céline Dion et du Cirque du Soleil. Karine Saporta, Angelin Preljocaj, Jan Fabre et Sasha Waltz comptent au nombre des signatures chorégraphiques très persifiées qu’il a servies pendant une dizaine d’années et qui ont nourri son questionnement sur le statut et le rôle du danseur, et sur les relations qu’il entretient avec le chorégraphe, le public et les œuvres de répertoire. Au cœur de toute sa démarche artistique, ce questionnement donne naissance au solo Pour tout l’or du monde… en 2006. Celui-ci lui vaut un tel succès sur la scène de l’évènement Sujet à vif, à Avignon, qu’il fonde la Compagnie Olivier Dubois, rebaptisé en 2014 Ballet du Nord Olivier Dubois, pour poursuivre la grande aventure de la création chorégraphique en 2007. Cette année-là, le Prix spécial du jury décerné par le Syndicat professionnel de la critique vient récompenser cette création de même que l’ensemble de son parcours d’interprète. En octobre 2011, ce danseur atypique sera d’ailleurs classé parmi les 25 meilleurs du monde par le magazine Dance Europe et, en 2012, il obtiendra la dispense du diplôme d'État de professeur de danse au titre de sa renommée particulière.

Dans Pour tout l’or du monde…, qu’on a vu en 2011 à Montréal dans le cadre des Escales improbables, il questionne, seul autour d’une dance pole et avec beaucoup d’humour, la marchandisation du corps dansant et les pers codes de la danse. En 2008, il s’attaque à la notion de répertoire au Festival d’Avignon en s’appropriant la chorégraphie mythique de Vaslav Nijinski en solo dans Faune(s), puis en duo dans À nos Faunes. Cette année-là, le premier Prix Jardin d’Europe lui est remis lors du Festival ImPulsTanz de Vienne, en Autriche. Et en 2010, il s’offre une seconde plongée dans l’univers des Ballets russes en répondant à une commande des Ballets de Monte-Carlo avec Spectre, actualisation du fameux Spectre de la rose de Diaghilev. Cette même année, il se glisse également dans la peau de Frank Sinatra et en révèle les côtés sombres et lumineux dans le duo L’homme de l’Atlantique.

Outre ces œuvres, Olivier Dubois a créé En Sourdine et Peter Pan, les deux premiers volets du projet Bdanse, il a signé la chorégraphie de La Périchole d’Offenbach, mise en scène par Bérangère Jannelle à l’Opéra de Lille, et il a arrimé 12 danseuses à 12 dance poles dans Révolution. Ce premier volet du triptyque clos par Tragédie met en scène le corps comme rouage au service de l’œuvre. Sur le Boléro de Ravel arrangé par le compositeur François Caffenne, complice de toujours de Dubois, les femmes y laissent sourdre, deux heures quinze durant, la colère que le chorégraphe laisse éclater dans la réponse masculine qu’il livre en solo en 2011 dans Rouge. Écrite en 2012 pour le Festival d’Avignon, Tragédie réunit les genres dans la résistance pour mieux les abolir et révéler le dénominateur commun de leur humanité.

C’est en 2012 aussi et au Musée d’art moderne de Paris qu’Olivier Dubois chorégraphie un long baiser sur la musique du Sacre du printemps de Stravinski, dans le duo masculin Prêt à baiser. En 2013, il reprend le martèlement de la terre qui marque Tragédie dans Souls, œuvre pour 7 danseurs de 7 pays africains faisant écho à ses précédentes variations sur L’après-midi d’un faune et évoquant la naissance de la danse.

Le chorégraphe a par ailleurs créé avec 120 amateurs Envers et face à tous et a livré une réflexion troublante sur le métier de danseur dans l’exposition intitulée L’interprète dévisagé. Regroupant les témoignages d’une quarantaine de danseurs aux horizons multiples, cette exposition a déjà été présentée à Paris et à Lyon.

Olivier Dubois enseigne et dirige également de nombreux ateliers au sein de compagnies et d’écoles telles que l’Opéra national de Vienne, l’École nationale d’Athènes, l’Opéra national du Caire, Troubleyn/Jan Fabre, le Ballet Preljocaj, etc.

Liste des spectacles